A la recherche des terres de Claude

Au mois d’août 2001, Arthur Denommé et son épouse Denise se sont mis à la recherche de la terre de l’ancêtre Claude de Laumay qui arriva à Québec en Nouvelle-France en 1664. Au début de l’année 1665, Claude obtint un lopin de terre à l’Ile-d’Orléans, située au sud-est de la ville de Québec.

Depuis un certain temps, Arthur possédait une carte géographique qui indiquait l’endroit où se trouvait la terre de Claude. C’était sur le côté sud-ouest et au centre de l’île, dans la paroisse actuelle de St-Laurent ( St-Paul au temps de Claude). La terre de Claude avait 2 arpents de front jusqu’au fleuve St-Laurent (1 arpent équivaut à 191.82 pieds ou 58,47 mètres), ce qui constituait un lopin de 117 mètres (383 pieds) de large par environ 3 kilomètres (2 miles) de profondeur. Mais la carte d’Arthur était trop imprécise pour localiser exactement la terre de Claude.

Une fois rendus à l’Ile-d’Orléans, Arthur et Denise se sont dirigés vers le Centre de généalogie à Ste-Famille. Là ils se sont procuré deux cartes géographiques anciennes de l’Ile, celle de Villeneuve de 1689 et celle de Catalogne de 1709. Puis ils allèrent au Centre de documentation et de généalogie de l’Ile-d’Orléans (3953 chemin Royal, Ste-Famille) où ils ont pu se procurer un historique de la terre de Claude à partir de 1665 jusqu’à 1725, date où Louis Lemelin, gendre de Claude, en était le propriétaire. On leur a même indiqué l’adresse actuelle dans la municipalité de St-Laurent, correspondant à l’endroit où était située la terre de Claude.

Après avoir calculé méticuleusement à l’aide d’une règle et des deux cartes anciennes la distance à partir de l’église de St-Laurent et de la rivière à Maheu, Arthur parvint à localiser la terre de Claude à 1.85 kilomètre de l’église de St-Laurent et à 3.89 kilomètres de la rivière à Maheu.

Se fiant à l’odomètre de la voiture, Arthur parcourut la distance établie à l’aide de ses calculs à partir de l’église de St-Laurent, ce qui le conduisit juste en face du numéro civique 1082 chemin Royal, la même adresse que lui avait indiquée le Centre de documentation de Ste-Famille. De ce fait, Arthur et Denise avaient identifié la terre que possédait autrefois l’ancêtre Claude.

La vieille maison actuelle est située à 200-300 pieds du chemin, sur un plateau haut de 30 pieds, derrière une rangée d’arbres. La propriétaire est Gisèle


Lachance que l’on voit sur la photo avec Arthur et Denise. À la maison, bâtie selon le style des habitations du XVIIIè siècle sur l’Ile, est adossée une petite « laiterie » ou « dépense » avec murs de 2 pieds d’épaisseur, vieille d’au moins 250 ans, ce qui la situerait au temps de Louis Lemelin, le gendre de Claude de Laumay. Ce dernier ne possédait qu’une cabane et une grange, selon les indications qui apparaissent sur la carte de Villeneuve.

La propriété actuelle de Gisèle Lachance a une superficie de 200’ x 1000’. Le grand-père de Gisèle Lachance l’avait achetée de Jean Maranda vers 1906 pour son fils, Albert. Une portion de la terre de Claude de Laumay, située immédiatement à l’est de la propriété de Gisèle, est aujourd’hui exploitée par un neveu de Gisèle.

Quels furent les proprétaires qui ont succédé à Louis Lemelin (1725) jusqu’à Jean Maranda (1906)? Ce sera l’objet d’une recherche future.

 
 



Un gros merci à Donald Chretien pour leur appui artistique.

© Art Denommé, 2002. Tous droits réservés. Dernière mise à jour le 2018-03-13